Casque/ GenouillĂšre MatĂ©riel de secours MĂ©tiers DĂ©tails Type: Matraque tĂ©lescopique Utilisation: DĂ©fense, sĂ©curitĂ©, maintien de l'ordre Avantages: Finition en Cerakote noirLe manche est recou Afficher tous les dĂ©tails Nouveau + INFINITY T40 AIRWEIGHT VECTOR GRIP - Matraque tĂ©lescopique ASP. DĂ©tails Type: Matraque tĂ©lescopique Utilisation: DĂ©fense, LeministĂšre de l'IntĂ©rieur a publiĂ© jeudi son nouveau schĂ©ma national du maintien de l'ordre, dont GĂ©rald Darmanin avait prĂ©sentĂ© la semaine passĂ©e les principaux points. Casquemaintien de l’ordre. Simple Ă©cran. Casque avec calotte extĂ©rieure en polycarbonate; Calotin intĂ©rieur en polystyrĂšne expansĂ© pour une meilleure absorption des chocs; Ecran relevable en polycarbonate LEXAN, Ă©paisseur : 3 mm (4 mm sur commande spĂ©ciale) Joint d’étanchĂ©itĂ© au sommet de l'Ă©cran; 2 crochets latĂ©raux pour fixation masque Ă  gaz; ProtĂšge ï»żCasqueMaintien de l'Ordre performant destinĂ© Ă  la protection des gendarmes et des policiers lors des missions oĂč ils sont exposĂ©s aux risques de coups ou de lancement de projectiles. Ce casque assure une protection de derniĂšre gĂ©nĂ©ration pour la tĂȘte et la nuque dans les environnements Ă  haut risque tout en offrant un niveau de confort Ă©levĂ©. Maintiende l'Ordre DĂ©couvrez une gamme complĂšte de casques pour le maintien de l'ordre. Ces casques sont destinĂ©s Ă  la Police Nationale, Police Municipale, forces de l'ordre ou l'Administration PĂ©nitentiaire Les casques peuvent ĂȘtre compatible avec le port d'un masque Ă  gaz. Il y a 6 produits. Afficher : Grille Liste Tri -- Comparer ( 0 ) DĂ©couvreztous nos produits pour les forces de l'ordre issus de la gendarmerie, police municipale et police nationale. Nous proposons des Ă©quipements de maintien de l'ordre comme des casques ou aĂ©rosols, des gilets d'intervention et gilets tactique, des menottes et encore d'autres rĂ©fĂ©rences qui vous permettront de mener Ă  bien toutes vos missions sur le . L’utilisation de la force dans le maintien de l’ordre de la part des pouvoirs publics est rĂ©gie par un cadre juridique prĂ©cis. Tout d’abord le maintien de l’ordre public peut se dĂ©finir comme L’ensemble des opĂ©rations de police administrative et judiciaire mises en Ɠuvre par des forces de sĂ©curitĂ© Ă  l’occasion d’actions organisĂ©es ou spontanĂ©es, hostiles ou bienveillantes, violentes ou pacifiques, Ă  caractĂšre revendicatif ou festif, se dĂ©roulant sur la voie publique ou dans des lieux publics ». ConcrĂštement, cette action peut se comprendre comme Une opĂ©ration de service d’ordre public consistant Ă  mobiliser un nombre plus ou moins important d’agents pour accompagner et encadrer des actions collectives sur la voie publique ou dans des lieux publics » dans lesquelles les forces de polices peuvent rĂ©pondre afin de rĂ©tablir l’ordre public notamment par l’usage d’armes qu’ils ont Ă  leur disposition. Historiquement la doctrine du maintien de l’ordre dans les villes a peu Ă  peu Ă©voluĂ©e depuis le dĂ©but du XXĂšme siĂšcle. En effet, quelques annĂ©es avant la premiĂšre guerre mondiale, l’action de George Clemenceau avec les brigades du Tigre » la police française s’est vue dotĂ©e de moyens matĂ©riels et humains importants permettant une action efficace sur le terrain. Jusqu’en mai 1968 la stratĂ©gie de la police a Ă©tĂ©Ì de rĂ©primer avec autoritĂ©Ì les manifestations à tel point que des blessĂ©s et des morts ont Ă©tĂ©Ì à dĂ©plorer comme ce fut le cas lors de la manifestation du 6 fĂ©vrier 1934, place de la Concorde Ă  Paris. Mai 1968 a marquĂ© une Ă©volution dans la stratĂ©gie du maintien de l’ordre de la part de la police française. DĂ©sormais nous sommes plus dans la gestion que dans la rĂ©pression se traduisant par une volontĂ© d’éviter les confrontations entre manifestants et policiers. Depuis ce tournant, nous remarquons de vives rĂ©actions politiques et/ou associatives lorsqu'une manifestation tourne mal, notamment lorsque l’on dĂ©plore des morts ou des blessĂ©s. Cela a Ă©tĂ© le cas en dĂ©cembre 1986 avec la mort de Malik Oussekine aprĂšs plusieurs semaines de contestations Ă©tudiantes contre le projet de rĂ©forme universitaire Devaquet. Aujourd’hui le mouvement des Gilets Jaunes » semble marquer un nouveau tournant dans l’utilisation de la force dans le maintien de l’ordre public. I – La lĂ©gislation sur l’usage des armes par les forces de l’ordre. Une loi entrĂ©e en vigueur le 2 mars 2017 intitulĂ©e L’usage des armes par les forces de l’ordre » prĂ©vue par l’article L435-1 du Code de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure, permet l’unification des rĂšgles applicables Ă  l’usage lĂ©gitime des armes par les forces de l’ordre. En effet, avant cette loi l’usage des armes par les forces de police et de Gendarmerie Ă©tait rĂ©gi par diffĂ©rents codes. Le code pĂ©nal pour le premier citĂ© et le code de la dĂ©fense pour la Gendarmerie. Cette loi permet donc l’unification des armes dans un mĂȘme code celui de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure. Les agents de la Police Nationale et les militaires de la Gendarmerie nationale peuvent faire usage de leurs armes en cas d’absolue nĂ©cessitĂ© et de maniĂšre strictement proportionnĂ©e ». Dans l’objectif du maintien de l’ordre la Police et la Gendarmerie Nationale peuvent utiliser leurs armes selon le point 1 de l’article prĂ©citĂ©. Lorsque des atteintes Ă  la vie ou Ă  l’intĂ©gritĂ© physique sont portĂ©es contre eux ou contre autrui ou lorsque des personnes armĂ©es menaces leur vie ou leur intĂ©gritĂ© physique ou celle d’autrui ». Il est possible de comprendre au travers de cet article, que pour empĂȘcher une Ă©ventuelle tentative de meurtre les reprĂ©sentants de l’ordre doivent apprĂ©cier eux-mĂȘmes aux vues des informations dont ils disposent Ă  faire usage de leurs armes en justifiant d’un but proportionnĂ© Ă  la situation. En conclusion de cet article il est mis en avant que l’usage des armes doit toujours ĂȘtre strictement encadrĂ©. Cela pouvant se justifier par la crainte d’éventuelles dĂ©rives. Le but premier du port des armes par les forces de l’ordre est dissuasif et qu’ainsi l’usage de ses armes ne doit ĂȘtre utilisĂ© qu’en cas d’absolue nĂ©cessitĂ© face Ă  un danger imminent. II – La graduation de l’emploi des armes lors de manifestation. Les Ă©vĂ©nements rĂ©cents du mouvement des Gilets Jaunes ont permis de constater que l’utilisation de la force dans le maintien de l’ordre public par les armes crĂ©e des controverses. Il faut noter que depuis une circulaire du 8 novembre 2012 de la Direction de la Police Nationale adressĂ©e aux directeurs zonaux de CRS, aux commandants de compagnies et aux directeurs des centres de formation est mis en avant un impĂ©ratif de proportionnalitĂ© qui devra cesser une fois les agresseurs dispersĂ©s. La note de cette circulaire expose quatre phases permettant une graduation de l’emploi de la force l’emploi de la force au sens strict ensuite et le plus frĂ©quemment avec des moyens intermĂ©diaires par exemple bombes lacrymogĂšnes et lanceurs d’eaux. Ensuite le recours aux forces armĂ©es avec l’emploi d’armes de force intermĂ©diaire grenades de dĂ©sencerclement. Pour terminer, la force armĂ©e avec lanceur de balles et dans certains cas extrĂȘmes l’usage d’armes de riposte armes Ă  feu. Par les moyens prĂ©citĂ©s, il est possible de faire le lien avec les manifestations des Gilets Jaunes ou mĂȘme plus rĂ©cemment encore avec la manifestation des pompiers. Il est donc possible d’attester que l’utilisation des grenades lacrymogĂšnes et de lanceurs d’eaux utilisĂ©s sur des pompiers manifestants créée une certaine dĂ©sapprobation de l’opinion publique. Le maintien de l’ordre Ă©tant trĂšs difficile Ă  mettre en Ɠuvre durant la crise des Gilets Jaunes, l’Etat, a dĂ» dĂ©ployer des moyens matĂ©riels et humains considĂ©rables. Il a ainsi Ă©tĂ© contraint d’utiliser des vĂ©hicules blindĂ©s Ă  roue de la Gendarmerie dits VBRG » permettant de protĂ©ger des tirs d’armes lĂ©gĂšres d’infanterie. Preuve une nouvelle fois que l’utilisation de la force est difficile, ces vĂ©hicules sont utilisĂ©s de maniĂšre exceptionnelle par les forces de l’ordre, suscitant de nombreuses rĂ©actions suite Ă  leur premiĂšre utilisation au mois de dĂ©cembre 2018 Ă  Paris. NĂ©anmoins, l’emploi d’armes par les forces de l’ordres lors des manifestations peut entraĂźner des dommages matĂ©riels et corporels. Par exemple avec l’emploi des lanceurs de balles entraĂźnant diverses blessures aux manifestants pouvant aller du simple hĂ©matome Ă  des cas d’éborgnements. En revanche en comparant les manifestations actuelles avec celles ayant eu lieu dans l’histoire il est possible de constater une baisse des violences. La baisse du nombre de morts et de blessĂ©s lors de contestations publiques va dans ce sens. Cela Ă©tant dĂ» Ă  un recours moins frĂ©quent et plus encadrĂ© d’armes lĂ©tales par les forces de l’ordre. Aujardias Blandin Manon ; JustafrĂ© Ludovic ; Raynal Gauthier ; BaquĂ© Jean-Baptiste ; Fabbro Antonin. Sitographie DĂ©finition maintien de l’ordre L’unification des rĂšgles du port d’armes Article l435-1 Graduation des moyens de recours aux armes VBRG Pour ĂȘtre informĂ© des derniers articles, inscrivez vous Billet mis Ă  jour le 13 janvier 2018 En ces temps troublĂ©s de manifestations trĂšs violentes bien souvent suivies d’émeutes, les commentaires des journalistes sont souvent approximatifs qualifiant policier ou gendarme en tenue anti-Ă©meute de CRS, ou vice versa. Raccourci approximatif mais plutĂŽt pratique. Essayons d’y voir plus clair. CRS, Compagnie RĂ©publicaine de SĂ©curitĂ© Les CRS sont des policiers spĂ©cialisĂ©s dans le maintien de l’ordre. Une compagnie a un effectif plein de 140 personnels dont l’intendance, et d’autres services de soutien. En intervention, ce sont de 80 Ă  100 agents qui sont rĂ©partis en 1 section de commandement et 4 sections dites de service gĂ©nĂ©ral merci Ă  Gaston pour la prĂ©cision. Ce sont des professionnels du maintien de l’ordre particuliĂšrement efficaces dans les opĂ©rations de MO les plus dures. Sur la tenue anti-Ă©meute ou de maintien de l’ordre MO, les CRS sont reconnaissables au blason apposĂ© sur la poitrine. De loin, il est vrai que ce n’est pas vraiment Ă©vident, mais il y a d’autres moyens plus simples de les reconnaĂźtre. Le casque est marquĂ© de bandes jaunes, une seule Ă  l’avant et deux Ă  l’arriĂšre. Il n’y a pas d’inscription police dans le dos, mais le numĂ©ro de section ou le grade pour les officiers. 2B indique que ce fonctionnaire fait partie du groupe B de la seconde section. Les vĂ©hicules sont Ă©galement un Ă©lĂ©ment d’identification lorsqu’ils sont visibles. On se rĂ©sume bandes jaunes sur le casque, Ă©cusson CRS sur la poitrine, numĂ©ro de section dans le dos, fourgon sĂ©rigraphiĂ© CRS. Service de police en tenue de maintien de l’ordre Ces policiers peuvent venir de diffĂ©rents services hors CRS Ă©videmment BAC, CSI Compagnie de sĂ©curisation et d’Intervention, etc.. La tenue peut ĂȘtre similaire aux CRS, mais l’élĂ©ment d’identification essentiel est le casque avec ses bandes bleues. Cette photo est un excellent exemple, des policiers en civil font certainement partis d’une BAC Brigade Anti CriminalitĂ©, remarquez les bandes bleues et surtout la mention POLICE sur le dos de la veste. Cependant, chez les fonctionnaires d’une CSI Compagnie de SĂ©curisation et d’Intervention, le casque est tout simplement noir et sans bande merci Andy pour la prĂ©cision. Les CSI sont des unitĂ©s spĂ©cialisĂ©es dans la sĂ©curisation des quartiers “difficiles” vidĂ©o de prĂ©sentation. Sur cette autre photo de charge, sans qu’on soit capable de dĂ©terminer le service, on reconnaĂźt les bandes sur le casque et avec de bons yeux, l’écusson Police sur la poitrine. Les vĂ©hicules sont identiques aux fourgons rencontrĂ©s habituellement On se rĂ©sume Service de police, casque Ă  bandes bleues ou casque noir CSI notamment, identification Police dans le dos, fourgon sĂ©rigraphiĂ© Police. La Gendarmerie Mobile Le meilleur pour la fin, les GM ou Gendarmes Mobiles, sont Ă©galement des professionnels du maintien de l’ordre mais ils ont la facultĂ© d’ĂȘtre d’employĂ©s dans les DOM TOM et Ă  l’étranger, ce sont des militaires Ă©quipĂ©s pour des actions militaires. Un escadron de gendarmes mobiles est commandĂ© par une capitaine ou un chef d’escadron, les effectifs sont autour de 72 personnels, rĂ©partis en 4 pelotons de marche Ă  effectif 16 et un groupe de commandement. Sur les manifs il est trĂšs facile de reconnaĂźtre les gendarmes mobiles, ne serait-ce que par leur discipline et leur amplitude de travail. La particularitĂ© la plus visible en-dehors des Ă©cussons d’arme et le casque G2 de couleur bleue sans bande avec une grenade or sur l’avant. Le dos du gilet comporte la mention GENDARMERIE. Les vĂ©hicules sont nettement reconnaissables par leur couleur caractĂ©ristique On a ici un vĂ©hicule de commandement, et derriĂšre un Irisbus, il en faut deux par peloton B1, peloton Bravo, groupe 2. Les GM sont Ă©galement Ă©quipĂ©s d’engins lourds On se rĂ©sume Gendarme mobile = casque bleu marine, mention GENDARMERIE dans le dos, vĂ©hicules bleus. Le ministĂšre de l'IntĂ©rieur a publiĂ© jeudi son nouveau schĂ©ma national du maintien de l'ordre, dont GĂ©rald Darmanin avait prĂ©sentĂ© la semaine passĂ©e les principaux des mois Ă  plancher sur le sujet, le ministĂšre de l'IntĂ©rieur a publiĂ©, jeudi 17 septembre, le document relatif Ă  la nouvelle doctrine du maintien de l'ordre, qui vise, selon GĂ©rald Darmanin, Ă  "adapter" la gestion des manifestations en France. PrĂ©sentĂ©es comme une "Ă©tape cruciale dans la pratique du maintien de l'ordre en France", les mesures valident notamment l'usage des armes de force intermĂ©diaire. Ce schĂ©ma national du maintien de l'ordre SNMO vise Ă  mettre fin aux polĂ©miques Ă  rĂ©pĂ©tition, depuis prĂšs de deux ans, concernant l'utilisation de la force par la police, en particulier lors des mobilisations des "gilets jaunes". Plusieurs personnes ont Ă©tĂ© gravement blessĂ©es par des tirs de lanceurs de balles de dĂ©fense LBD et de grenades. Voici ce qu'il faut savoir sur ce SNMO. De nouvelles grenades L'une des principales nouveautĂ©s prĂ©sentĂ©es dans ce document n'en est pas une. Le modĂšle de grenade Ă  main de dĂ©sencerclement GMD avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© remplacĂ© depuis quelques semaines par un nouveau type, rĂ©putĂ© moins dangereux, la grenade Ă  Ă©clats non lĂ©taux GENL, dont les commandes ont Ă©tĂ© passĂ©es dĂšs 2019. ClassĂ©e comme arme de catĂ©gorie A2, et donc comme "matĂ©riel de guerre", selon le site spĂ©cialisĂ© Maintien de l'ordre, ce nouveau modĂšle dispose d'un bouchon allumeur responsable des blessures les plus graves qui ne saute plus, restant solidaire du corps de la grenade, qui demeure intact aprĂšs la dĂ©tonation. Quand elles explosent, les GENL, fabriquĂ©es par la sociĂ©tĂ© d'armement et d'Ă©tude Alsetex, produisent un bruit trĂšs lĂ©gĂšrement infĂ©rieur Ă  celui des GMD et projettent 18 petits galets de caoutchouc de 10 grammes chacun Ă  une vitesse moyenne de 342 km/h, contre 450 km/h pour le modĂšle prĂ©cĂ©dent. Comme pour la GMD qu'elle remplace, la doctrine d'emploi prĂ©voit un usage uniquement Ă  la main, en la faisant rouler au sol, et proscrit tout lancer en cloche, pour un "rayon d'efficacitĂ© de 5 Ă  10 mĂštres", contre 15 mĂštres pour la prĂ©cĂ©dente grenade. Le SNMO mentionne par ailleurs l'achat de matĂ©riel dĂ©diĂ© au maintien de l'ordre. "VĂ©hicules de commandement, engins lanceurs d'eau, vĂ©hicules blindĂ©s, matĂ©riels d'intervention et de protection, matĂ©riels radio...", liste-t-il. L'usage des LBD encadrĂ© Le DĂ©fenseur des droits ainsi que plusieurs ONG demandent depuis des annĂ©es le retrait de cette arme de l'arsenal policier, sans succĂšs. Selon la nouvelle version de la doctrine, l'usage des lanceurs de balles de dĂ©fense est maintenu, mais mieux encadrĂ©. ConcrĂštement, les tireurs devront dorĂ©navant ĂȘtre assistĂ©s d'un "superviseur" chargĂ© notamment d'"Ă©valuer la situation d'ensemble et les mouvements des manifestants, de s'assurer de la comprĂ©hension des ordres par le tireur et de dĂ©signer l'objectif", est-il Ă©crit dans le document du ministĂšre. Comme indiquĂ© dans un rapport du SĂ©nat PDF sur l'usage des LBD dans le cadre du maintien de l'ordre, datĂ© de fĂ©vrier 2019, c'est Ă©galement lui qui donne l'ordre de tirer. Car cela n'a rien de nouveau pour les CRS et les gendarmes mobiles porteurs de LBD, dĂ©jĂ  soumis Ă  la prĂ©sence d'un superviseur. La mesure est en rĂ©alitĂ© Ă©tendue aux effectifs de sĂ©curitĂ© publique et aux Brigades de rĂ©pression de l'action violente Brav, composĂ©es notamment des Brigades anti-criminalitĂ© Bac. "Ça ne se fait pas de gaietĂ© de cƓur, parce que lĂ  oĂč il fallait un policier avant, maintenant il en faut deux", a rĂ©agi une source au ministĂšre de l'IntĂ©rieur, citĂ©e par LibĂ©ration article payant. Enfin, le texte prĂ©cise que le superviseur pourra ĂȘtre porteur d'une camĂ©ra-piĂ©ton, dans la continuitĂ© de l'instruction du 23 janvier 2019 visant, Ă  l'Ă©poque, Ă  en doter les porteurs de LBD "dans toute la mesure du possible". Les porteurs de camĂ©ra sont invitĂ©s "dans tous les cas ... Ă  enregistrer les conditions dans lesquelles le LBD a Ă©tĂ© utilisĂ©". Mais pour Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS et spĂ©cialiste du maintien de l'ordre citĂ© par franceinfo, "on va naviguer dans des eaux troubles en ce qui concerne l'usage du LBD. Est-ce une arme de maintien de l'ordre ou seulement une arme de lĂ©gitime dĂ©fense ? L'ambiguĂŻtĂ© n'est pas tout Ă  fait levĂ©e encore", a-t-il estimĂ© le 11 septembre, Ă  la suite de la prĂ©sentation des principales mesures du SNMO par le ministre de l'IntĂ©rieur, GĂ©rald Darmanin. InterrogĂ© dans LibĂ©ration, il a encore pointĂ© "l'ambiguĂŻtĂ© de la prĂ©sence de cette arme en maintien de l'ordre, censĂ© ĂȘtre de la gestion de foule". "Quelles que soient les conditions d'usage, ça reste une arme qui vise un individu et un seul", a-t-il exposĂ©, expliquant notamment son maintien dans l'arsenal des forces de l'ordre par la "pression syndicale". Des unitĂ©s plus "mobiles" Pour "mettre fin aux exactions" et rĂ©pondre Ă  "l'infiltration plus systĂ©matique de casseurs au sein des cortĂšges", une plus grande mobilitĂ© des forces de l'ordre est un "impĂ©ratif", Ă©crit le ministre de l'IntĂ©rieur, en prĂ©ambule du texte. Des unitĂ©s "spĂ©cialement constituĂ©es" disposant d'un "grand pouvoir de mobilitĂ©" pourront ĂȘtre mises en place. Une "contribution grandissante des unitĂ©s hors unitĂ©s de force mobile" est aussi soulignĂ©e. Se pose alors la question de la formation au maintien de l'ordre lors des manifestations de ces policiers. Si on leur demande "de prendre part Ă  un dispositif de maintien de l'ordre pour y faire ce qu'ils font en police urbaine, pour faire du 'saute-dessus', ce sera un problĂšme", commente Fabien Jobard dans LibĂ©ration. Le document du ministĂšre de l'IntĂ©rieur aborde ce point en indiquant que les unitĂ©s spĂ©cialement constituĂ©es "bĂ©nĂ©ficient de formations adĂ©quates, tant pour leurs propres modes d'action que pour leur interopĂ©rabilitĂ© avec les unitĂ©s de forces mobiles". Enfin, les acteurs traditionnels du maintien de l'ordre bĂ©nĂ©ficieront quant Ă  eux de la crĂ©ation de 300 postes de gendarmes mobiles. Ces derniers "bĂ©nĂ©ficient de prĂšs de 60% de la hausse des effectifs annoncĂ©s", relĂšve le journal L'Essor de la gendarmerie. Un effort de communication avec les manifestants La nouvelle doctrine prĂ©voit aussi une "modernisation des sommations", avec notamment l'ajout de la phrase "Quittez immĂ©diatement les lieux", en plus des traditionnelles indications, afin d'"exprimer plus explicitement ce qui est attendu de la part des manifestants". Evoquant ce point sur Twitter, le journaliste Maxime ReyniĂ©, fondateur du site Maintien de l'ordre, a estimĂ© qu'"en clair, ça ne changera rien. Toujours trois messages qu'on n'entendra jamais au milieu de la foule, des cris, etc.". Et si les forces de l'ordre seront Ă©quipĂ©es, selon le document, de nouveaux matĂ©riels comme des "haut-parleurs de forte puissance" ou des "panneaux Ă  message variable", pour mieux informer les manifestants, le journaliste en pointe les limites, dĂ©crivant des panneaux "illisibles car trop loin, ou trop de lacrymos, ou cassĂ©s". Quant Ă  l'utilisation des rĂ©seaux sociaux pour faire passer ces informations au cours des mobilisations, elle est "inutile" puisque "personne ne [les] regarde en participant Ă  une manif". Dans le cadre de cet effort de communication, un "dispositif de liaison et d'information" doit aussi ĂȘtre mis en place entre policiers et organisateurs. "Ces Ă©changes rappelleront aussi la nĂ©cessitĂ© pour les orgas de se dĂ©solidariser rapidement des 'casseurs'", analyse encore Maxime ReyniĂ© sur Twitter. Le journaliste y voit "un cĂŽtĂ© tactique pour faciliter l'intervention mais aussi ... politique pour bien sĂ©parer les gentils et les 'casseurs' encore plus, et au sein mĂȘme des cortĂšges entre militants, et Ă©viter les 'convergences' qu'on a pu voir plusieurs fois." Plus de transparence Affichant aussi la volontĂ© d'une plus grande "transparence" dans l'action des forces de l'ordre, le texte souligne que toutes les unitĂ©s porteuses d'un uniforme devront avoir un marquage dans le dos pour permettre leur identification. Cela s'ajoutera "port du RIO" le rĂ©fĂ©rentiel des identitĂ©s et de l'organisation, un numĂ©ro qui identifie le policier, "y compris sur la tenue de maintien de l'ordre", souligne le document. Cependant, en dĂ©cembre dernier, LibĂ©ration relevait dĂ©jĂ  de nombreux manquements Ă  la loi concernant le RIO. "Les Ă©lĂ©ments de la tenue nĂ©cessaires au maintien de l'ordre ne disposent pas d'emplacement pour mettre le RIO, ou parfois, le cachent", affirmait Philippe Capon, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral d'Unsa Police. Le dernier SNMO n'aborde pas ce problĂšme. En revanche, le ministre de l'IntĂ©rieur souhaite interdire la diffusion des visages non floutĂ©s du personnel, et ce, alors que le port de la cagoule reste interdit. Une place "particuliĂšre" pour les journalistes Le SNMO insiste aussi sur la nĂ©cessitĂ© de reconnaĂźtre la "place particuliĂšre des journalistes au sein des manifestations". Le texte pointe notamment leur droit Ă  "porter des Ă©quipements de protection, dĂšs lors que leur identification est confirmĂ©e et leur comportement exempt de toute infraction ou provocation". Pour autant, le texte rappelle "que le dĂ©lit constituĂ© par le fait de se maintenir dans un attroupement aprĂšs sommation ne comporte aucune exception, y compris au profit des journalistes ou de membres d'associations". "Ils doivent, comme n'importe quel citoyen, obtempĂ©rer aux injonctions des reprĂ©sentants des forces de l'ordre en se positionnant en dehors des manifestants appelĂ©s Ă  se disperser." Dans une vidĂ©o qui a notamment circulĂ© sur TikTok, des CRS retirent leur casque sous les applaudissements de manifestants lors d’un rassemblement anti-passe sanitaire Ă  Nice, le 31 juillet. Beaucoup ont prĂ©sentĂ© ce geste comme un signe de ralliement aux manifestants, mais les policiers ont en rĂ©alitĂ© simplement agi sur ordre de leur hiĂ©rarchie, alors que la manifestation touchait Ă  sa fin. Un CRS dĂ©taille Ă  la rĂ©daction des Observateurs la procĂ©dure dans ce type de cas. Sur cette vidĂ©o vue plus de 2,5 millions de fois sur TikTok, des CRS retirent leur casque, sous les applaudissements d’une dizaine de manifestants postĂ©s prĂšs de barriĂšres en mĂ©tal dont deux femmes Ă  genoux, les mains derriĂšre la tĂȘte. Le tout avec une musique dramatique, rendant inaudible la scĂšne, et un filtre rose. “Nice, le 31 juillet on n’a pas lĂąchĂ© ils les ont enlevĂ©s”, indique le texte sur la vidĂ©o, qui porte Ă©galement le hashtag “la police avec nous”. L’extrait a Ă©galement circulĂ© sur Twitter dans une vidĂ©o de plusieurs sĂ©quences montrant les secondes prĂ©cĂ©dant le moment oĂč les CRS enlĂšvent leur casque. La situation semble alors tendue la manifestante qui filme interpelle les CRS qui ne rĂ©agissent pas et leur demande, rejoints par d’autres manifestants, “enlevez vos casques”. Selon cette publication, “ils [les CRS, NDLR] n'ont pas reçu l'ordre de le faire, ils l'ont fait Ă  la demande des manifestants!” conclut l’auteur du tweet partagĂ© plus de 1 800 fois. Que montre cette vidĂ©o ?La scĂšne se dĂ©roule bien le 31 juillet, en fin de manifestation contre le passe sanitaire qui a rassemblĂ© prĂšs de 6 500 personnes Ă  Nice, comme l’a confirmĂ© aux Observateurs de France 24 la prĂ©fecture d’Alpes-Maritimes. Plus prĂ©cisĂ©ment, sur le cĂŽtĂ© droit de la façade de l’hĂŽtel de ville, qu’on peut retrouver ici sur Google Street View. Mais les CRS en poste n’ont pas montrĂ© le signe de solidaritĂ© que certains croient identifier dans la vidĂ©o. La prĂ©fecture des Alpes-Maritimes explique qu’ils l’ont fait Ă  la suite d’un ordre de leur hiĂ©rarchie, en fin de manifestation “La scĂšne en question a Ă©tĂ© filmĂ©e aprĂšs que la majoritĂ© des manifestants aient repris leur dĂ©ambulation et que la situation sur place ait Ă©tĂ© a alors Ă©tĂ© donnĂ© par la hiĂ©rarchie de retirer les casques et Ă©quipements individuels de maintien de l'ordre, qui n'Ă©taient plus nĂ©cessaires pour poursuivre leur mission de sĂ©curisation.”“Si un CRS met ou retire son casque, c’est toujours sur ordre”Une version Ă©galement appuyĂ©e par Johann Cavallero, dĂ©lĂ©guĂ© national CRS du syndicat Alliance, qui explique qu’un tel geste ne peut se faire que sur ordre, sous peine de sanction administrative “C’est comme ça dans toutes les manifestations si un CRS met ou retire son casque, c’est toujours sur ordre. Cela peut venir soit de l’autoritĂ© civile, soit du commandant d’unitĂ©, qui prennent la dĂ©cision en Ă©valuant la situation ici, c’était par exemple la fin de la manifestation, il est donc logique qu’il y ait un ordre de retrait de casque.”La vidĂ©o TikTok donnait en fait dĂ©jĂ  une indication Ă  la 10e seconde, on voit une femme en tenue de policier avec une Ă©charpe tricolore. Un accessoire rĂ©servĂ© Ă  certains Ă©lus
 et aux commissaires de police. “Quand un commissaire porte l’écharpe tricolore, c’est qu’il est habilitĂ© Ă  faire des sommations, en tant que reprĂ©sentant du prĂ©fet et donc de l’autoritĂ© civile”, dĂ©taille Johann cette vidĂ©o, les CRS enlĂšvent donc leurs casques en prĂ©sence d’un membre de leur hiĂ©rarchie capable de donner un tel ordre. Juste avant que les CRS ne s’exĂ©cutent, on distingue Ă©galement une voix fĂ©minine dire “enlevez vos casques”. Impossible de l’affirmer avec certitude, mais cette voix pourrait trĂšs probablement ĂȘtre celle de la commissaire qui a pu donc ĂȘtre confondue avec la voix d’une manifestante. Ce n’est pas la premiĂšre fois que des publications sur les rĂ©seaux sociaux prĂ©tendent que les manifestants en France sont soutenus par les forces de l'ordre, images Ă  l’appui. Fin juillet, une vidĂ©o circulant principalement en anglais prĂ©tendait montrer des policiers ayant rejoint les manifestants Ă  Paris, alors qu’ils encadraient simplement les vous souhaitez nous demander de vĂ©rifier une photo ou une vidĂ©o, n’hĂ©sitez pas Ă  nous contacter via le compte Twitter InfoIntoxF24. Introduction Pour le sociologue Norbert Elias, le processus de crĂ©ation de l’Etat n’est que l’histoire de la monopolisation de la violence lĂ©gitime par une autoritĂ© centralisĂ©e. En France et de nos jours, cette violence lĂ©gitime est le monopole de l’Etat, qui la dĂ©lĂšgue Ă  des institutions comme la police ou la gendarmerie police nationale sous la 5e rĂ©publique trouve ses fondements dans deux textes ‱ Article 12 DDHC 1789 La force publique est instituĂ©e pour l’usage de tous et non pour l’utilitĂ© particuliĂšre de ceux auxquels elle est confiĂ©e. »‹ Loi du 24 Avril 1941 Les services de police sont placĂ©s sous l’autoritĂ© du ministre d’Etat Ă  l’intĂ©rieur et dirigĂ©s par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral pour la police. »AprĂšs les Ă©meutes de 1968, l’opinion publique commence Ă  s’élever contre les dĂ©rives de l’institution, notamment les violences policiĂšres sur les manifestants. Pour y rĂ©pondre, le prĂ©fet de police de l’époque, Maurice Grimaud, rĂ©dige une lettre adressĂ©e Ă  ses hommes premiĂšres femmes policiĂšres en 1979 avec une phrase restĂ©e cĂ©lĂšbre Frapper un manifestant tombĂ© Ă  terre, c’est se frapper soi-mĂȘme en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policiĂšre. Il est encore plus grave de frapper des manifestants aprĂšs arrestation et lorsqu’ils sont conduits dans les locaux de police pour y ĂȘtre interrogĂ©s. » Cette lettre a Ă©tĂ© reprise dans le magazine Liaisons » de la prĂ©fecture de police de Paris en 2018 dans le contexte des manifestations Gilets Jaunes » en omettant justement le passage que nous venons de citer qui est le passage le plus important de la question des violences policiĂšre devient un enjeu national avec le meurtre de Malik Oussekine, jeune Ă©tudiant frappĂ© Ă  mort par un groupe de CRS en marge d’une manifestation Ă  Paris. Cet Ă©vĂšnement, advenu en 1986, aura un retentissement national. Le premier Code de dĂ©ontologie de la police nationale est publiĂ© la mĂȘme annĂ©e ‱ Article premier La police nationale concourt Ă  la garantie des libertĂ©s et Ă  la dĂ©fense des institutions de la RĂ©publique, au maintien de la paix et de l’ordre public et Ă  la protection des personnes et des biens. »‹ Introduction de l’obligation de rĂ©serve Les fonctionnaires de police peuvent s’exprimer librement dans les limites rĂ©sultant de l’obligation de rĂ©serve Ă  laquelle ils sont tenus. »L’auteur du statut de la fonction publique de 1983, Ă  l’origine de cette rĂ©forme du code de dĂ©ontologie, Anicet Le Pors, avait pourtant rejetĂ© l’introduction de l’obligation de rĂ©serve Le Monde, les fonctionnaires, citoyens de plein droit, 31-01-2008 J’ai rejetĂ© Ă  l’AN le 3 mai 1983 un amendement tendant Ă  l’inscription de l’obligation de rĂ©serve dans la loi, c’est une construction jurisprudentielle extrĂȘmement complexe qui fait dĂ©pendre l’obligation de rĂ©serve de divers critĂšres dont le plus important est la place du fonctionnaire dans la hiĂ©rarchie. »‹ Le New Public Management ou la politique du chiffre » Depuis 2010 sous Sarkozy, l’encadrement de la police Ă  partir du grade d’officier bĂ©nĂ©ficie d’une prime de performance. 9912 euros /an pour un commandant, 25 000 euros /an pour un commissaire, 58 104 euros /an pour un directeur de service ; avec un coefficient multiplicateur de 1 Ă  de l’inspection gĂ©nĂ©rale de l’administration IGA n°13-051/13-027/01 de juillet 2013 le management par objectifs de la dĂ©linquance a largement contribuĂ© Ă  cette absence ou ce dĂ©sengagement du contrĂŽle de l’enregistrement. Les chefs de service, placĂ©s entre l’injonction d’afficher de bons rĂ©sultats et l’impĂ©ratif de contrĂŽler la bonne application du guide de mĂ©thodologie statistique, privilĂ©giaient souvent la premiĂšre option. »Ce rapport montre une institutionnalisation de la manipulation des chiffres 2 directives de la Direction Centrale de la SĂ©curitĂ© Publique DCSP, datant de 2006, font passer le taux de dĂ©gradations dĂ©lictuelles en dĂ©linquance gĂ©nĂ©rale de 16 Ă  11% en faisant sortir dĂšs 2007 et les annĂ©es suivantes prĂšs de 130 000 faits de l’Etat 4001 4001 est la source administrative relevant les faits constatĂ©s dĂ©lits et crimes par les services de police, c’est-Ă -dire les crimes et dĂ©lits portĂ©s Ă  la connaissance de ces services ou dĂ©couverts par ceux-ci. » C’est l’annuaire regroupant tous les dĂ©lits/crimes en droit français dans des catĂ©gories. Chaque commissariat transmet, en fonction de cette nomenclature, le nombre de faits constatĂ©s et de faits Ă©lucidĂ©s par le commissariat. Cela permet de faire une moyenne, appelĂ©e taux d’élucidation global », qui sert de base pour Ă©valuer la performance de chaque commissariat et aussi Ă  l’attribution des infractions comme les ILS Infractions Ă  la lĂ©gislation sur les stupĂ©fiants ou l’irrĂ©gularitĂ© administrative sans papiers sont Ă©lucidĂ©es dĂšs qu’elles sont constatĂ©es il suffit qu’un policier voit quelqu’un fumer un joint pour l’arrĂȘter. Les ILS, par exemple, sont intĂ©ressantes pour les commissariats puisqu’elles ont gĂ©nĂ©ralement un taux d’élucidation proche de 100%. Constater plus d’ILS fait monter le taux d’élucidation global. Ces infractions ILS, sans papiers etc
 visent des populations prĂ©caires, majoritairement des pauvres et des immigrĂ©s. Ce sont les plus susceptibles d’ĂȘtre concernĂ©s un fumeur riche ne va pas fumer dans la rue, un riche a des papiers. C’est le constat d’une Ă©tude de l’Observatoire Français de la Toxicomanie OFDT. On y voit une dĂ©connection totale entre le nombre d’arrestations pour usage de cannabis dans un dĂ©partement par rapport au nombre d’usagers. Exemple Paris 1er pour usage 5eme pour les arrestations ; ArdĂšche 4e pour usage 53Ăšme pour les arrestations ; Seine-Saint-Denis 42Ăšme rang des usagers 1Ăšre pour les dĂ©sastreuses possibles de ces manipulations de chiffres mauvaise reprĂ©sentation des chiffres de la dĂ©linquance, qui sont eux-mĂȘmes utilisĂ©s pour rĂ©partir les nouveaux effectifs et dĂ©cider de l’attribution de moyens aux nouveau code de dĂ©ontologie Nouveau code de dĂ©ontologie CD ci-aprĂšs dĂ©cret du 1er janvier 2014, article 1er [
] la police nationale et la gendarmerie ont pour mission d’assurer la dĂ©fense des institutions et des intĂ©rĂȘts nationaux, le respect des lois, l’ordre public, la protection des personnes et des biens. »Dans le code de 1986 la police concourt Ă  la garantie des libertĂ©s. En 2014, le mot libertĂ© est supprimĂ© et remplacĂ© par "respect des lois." Le mot rĂ©publique est supprimĂ© et remplacĂ© par intĂ©rĂȘts nationaux. »Le nouveau CD arrive avec le nouveau Code de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure CSI et l’article R. 434-12 portant sur le crĂ©dit et le renom de la police nationale le policier ne se dĂ©part de sa dignitĂ© en aucune circonstance. En tout temps, dans ou en dehors du service, y compris quand il s’exprime Ă  travers les rĂ©seaux de communication Ă©lectronique sociaux, il s’abstient de tout acte, propos ou comportement de nature Ă  nuire Ă  la considĂ©ration portĂ©e Ă  la police nationale et Ă  la gendarmerie. Il veille Ă  ne porter, par la nature de ses relations, aucune atteinte Ă  leur crĂ©dit ou Ă  leur rĂ©putation. »Cet article est repris de l’article 5 du statut gĂ©nĂ©ral de la fonction publique du 14 septembre 1941 promulguĂ©e par le rĂ©gime de Vichy Le fonctionnaire doit, dans sa vie privĂ©e, Ă©viter tout ce qui serait de nature Ă  compromettre la dignitĂ© de la fonction publique. Il doit, en toutes circonstances, respecter et faire respecter l’autoritĂ© de l’Etat. » Ces dispositions sont reprises sous le nom de devoir d’exemplaritĂ© » par le ministĂšre de l’intĂ©rieur. Le policier doit s’abstenir d’adopter un comportement ou une attitude susceptibles d’altĂ©rer la crĂ©dibilitĂ© de son action en service et/ou porter atteinte Ă  l’image et la rĂ©putation de l’institution qu’il reprĂ©sente. [
] le devoir d’exemplaritĂ© est violĂ© par le comportement incriminĂ©, que celui-ci ait eu ou non pour consĂ©quence de flĂ©trir l’image de l’institution. »Ce devoir d’exemplaritĂ© est en rĂ©alitĂ© trĂšs injustement appliquĂ©, ce que nous verrons par la suite. Il est Ă©galement excessivement intrusif, notamment sur les libertĂ©s individuelles des fonctionnaires de police. Par exemple, des relations personnelles en connaissance de cause avec une personne dĂ©favorablement connue des services de police et/ou de justice. » Nous parlons bien ici de personnes qui ont dĂ©jĂ  purgĂ© leur peine et qui sont par consĂ©quent censĂ©es ĂȘtre rĂ©habilitĂ©es vis-Ă -vis de la sociĂ©tĂ©. Cela contribue Ă  Ă©riger une frontiĂšre sociale entre policiers et dĂ©linquants que nous verrons Ă©galement Le Code EuropĂ©en d’éthique de la police CEEP ci-aprĂšs Recommandation 200110 adoptĂ©e par le ComitĂ© des Ministres du Conseil de l’Europe le 19 septembre 2001 prĂ©voit que la police doit ĂȘtre responsable devant l’Etat, les citoyens et leurs reprĂ©sentants. Elle doit faire l’objet d’un contrĂŽle externe efficace » [article 59] et que les pouvoirs publics doivent mettre en place des procĂ©dures effectives et impartiales de recours contre la police. » Commentaires La police enquĂȘtant sur la police est une opĂ©ration qui suscite gĂ©nĂ©ralement des doutes quant Ă  son impartialitĂ© [
] en dernier ressort, il doit ĂȘtre possible de soumettre ces plaintes Ă  un tribunal. » Le CEEP Ă©tait censĂ© servir de cadre Ă  l’élaboration d’un nouveau CD. Comme nous l’avons vu prĂ©cĂ©demment, la France a Ă©laborĂ© un nouveau CD qui est entrĂ© en vigueur en ne pouvons que dĂ©plorer que les orientations prĂ©conisĂ©es par ce code n’aient pas Ă©tĂ© suivies d’effets. L’IGPN reste aujourd’hui une spĂ©cificitĂ© française. Une institution opaque, oĂč siĂšgent en majoritĂ© des policiers gradĂ©s » pas de gardiens de la paix enquĂȘteurs de l’IGPN, il faut ĂȘtre minimum officier.Nous allons nous appuyer sur le livre L’ennemi de l’IntĂ©rieur, dĂ©rives et dysfonctionnements dans la police nationale » publiĂ© en 2019 par Alexandre Langlois, un ancien policier et reprĂ©sentant syndical. L’auteur dĂ©crit Ă  la page 66 l’histoire d’un policier qui voulait porter plainte contre sa hiĂ©rarchie devant l’IGPN. En 2016, le policier est victime d’un faux en Ă©criture 441-1 Code PĂ©nal. Sa hiĂ©rarchie a rempli une feuille de mutation Ă  sa place aprĂšs qu’il a eu dĂ©noncĂ© des dysfonctionnements au sein de son service en tant que dĂ©lĂ©guĂ© syndical. MalgrĂ© plusieurs plaintes Ă  sa hiĂ©rarchie et Ă  la CAP Commission Administrative Paritaire, en charge de valider les demandes de mutation personne ne veut lui donner policier saisit la justice en dĂ©posant plainte auprĂšs du procureur qui mandate l’IGPN. Au cours de son entretien, il prouve l’impossibilitĂ© de sa prĂ©sence au commissariat Ă  la date de la signature du document litigieux notamment un relevĂ© bancaire montrant des transactions dans une ville Ă©loignĂ©e au mĂȘme moment. L’IGPN ignore ces preuves et le policier subit un interrogatoire visant Ă  le exemple [enquĂȘteur de l’IGPN] Je vois dĂ©jĂ  deux manquements aux obligations, si je creusais un peu plus je suis sĂ»r que j’en trouverais d’autres. [
] Attention quand les dossiers vont tomber de l’armoire. » L’administration n’aime pas qu’on lave son linge sale en public [
] Si vous n’établissez pas que le faux existe, vous serez poursuivi pour dĂ©lit imaginaire. [
] Vous auriez Ă©tĂ© plus serein en acceptant la mutation. »Finalement, le policier doit refuser la mutation et est en consĂ©quence privĂ© d’avancement pour 3 ans, ce qui implique le gel de son exemple attestant de l’opacitĂ© de l’IGPN en 2007 la section parisienne de l’IGPN, l’IGS Inspection GĂ©nĂ©rale des Services, a sciemment truquĂ© une procĂ©dure relative Ă  un trafic de titres de sĂ©jours mettant en cause Ă  trois cadres du parti socialiste. Note dans le contexte des Ă©lections prĂ©sidentielles de 2007. Ils ont Ă©tĂ© innocentĂ©s en 2011, 4 juges d’instructions mĂšnent 6 enquĂȘtes sur l’IGS depuis. Ils ont mis au jour de nombreuses irrĂ©gularitĂ©s falsification de procĂšs-verbaux, pressions sur des tĂ©moins, falsification de retranscriptions d’écoutes tĂ©lĂ©phoniques etc
 Le monde, 11 janvier 2012, La police des polices au coeur d’un scandale judiciaire.Pressions, chantages Ă  l’avancement, aux mutations, manipulations de preuves
 telles sont les pratiques qu’on peut observer Ă  l’IGPN. On va voir que c’est rĂ©current dans l’administration policiĂšre. Toute personne au sommet de la hiĂ©rarchie dans son domaine commandants sur les gardiens, commissaires sur les commandants, prĂ©fets sur les commissaires use de la coercition et du chantage Ă  l’encontre de ses subordonnĂ©s. Cela n’est pas fait pour amĂ©liorer la qualitĂ© du service public, mais pour assurer la fidĂ©litĂ© Ă  la hiĂ©rarchie, l’obĂ©issance aux ordres, et l’exercice de tĂąches souvent ingrates et rĂ©pĂ©titives, inefficaces en matiĂšre de sĂ©curitĂ© publique, mais importantes pour satisfaire la politique du institutions disciplinaires Dans le cadre de ce dossier, j’ai pu rĂ©aliser un entretien tĂ©lĂ©phonique avec [///////], ancien policier et agent de renseignement en France [///////], que vous pourrez consulter dans son intĂ©gralitĂ© en annexe. Sur la question de l’utilisation de la contrainte par l’administration sur les policiers, [///////] m’a fourni la rĂ©ponse suivante Les policiers sont tenus de deux maniĂšres. Tout dans la police est dĂ©cidĂ© par des commissions paritaires oĂč siĂšgent des reprĂ©sentants du personnel syndicats au pro rata des Ă©lections professionnelles. L’autre partie c’est l’administration. En gĂ©nĂ©ral la commission est prĂ©sidĂ©e par un prĂ©fet dont la voix fait basculer l’élection des parfois il y avait iniquitĂ© entre les voix de l’administration et des syndicats. En thĂ©orie les reprĂ©sentants sont lĂ  pour dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts du personnel mais en rĂ©alitĂ© tous les responsables syndicaux se servent sur l’octroi des grades et des mutations. Ils se servent eux et pour le personnel il y a les restes. Donc comme ils siĂšgent aussi en conseil de discipline l’intĂ©gralitĂ© du systĂšme est tenu. AprĂšs au quotidien il y a du harcĂšlement, il y a tellement de rĂšglements dans la police qu’ils peuvent systĂ©matiquement trouver quelque chose Ă  vous reprocher. Ils font parfois des contrĂŽles de chaussettes, qui sont censĂ©es ĂȘtre noires, donc si elles sont grises on vous met un rapport. ForcĂ©ment quand on vous a dans le collimateur on peut vous faut savoir qu’une sanction administrative Ă  partir du blĂąme elle paralyse l’avancement, on ne peut ĂȘtre ni avancĂ© ni mutĂ© pendant 3 ans. Votre carriĂšre peut se retrouver gelĂ©e sauf si c’est une mutation disciplinaire donc naturellement les gens n’ont pas envie de s’opposer Ă  la hiĂ©rarchie donc psychologiquement ils s’efforcent d’approuver et de faire corps avec l’institution pour faire semblant de se convaincre qu’ils approuvent la politique de sĂ©curitĂ©. »Le systĂšme de sanction disciplinaire et d’avancement est complĂštement verrouillĂ© par la hiĂ©rarchie. Un supĂ©rieur peut vous mettre une sanction sans que vous ayez rĂ©ellement de pouvoir pour la contester. Ces sanctions vont venir geler l’avancement du fonctionnaire. Pendant 1, 2 ans, il ne pourra ĂȘtre mutĂ©, son salaire sera gelĂ© et il ne pourra monter en grade. Le fonctionnaire a donc tout intĂ©rĂȘt Ă  ĂȘtre bien vu par sa hiĂ©rarchie. De plus, le fonctionnaire ne dispose quasiment d’aucune chance de gagner Ă  l’IGPN s’il dĂ©pose plainte contre sa hiĂ©rarchie. Plus de 90% des condamnations Ă  l’IGPN concernent des fonctionnaires qui vont porter atteinte au crĂ©dit et renom de la police nationale, qui vont faire de l’insubordination par rapport Ă  leur hiĂ©rarchie, etc
. On pourrait croire qu’une institution comme l’IGPN existe en prioritĂ© pour rĂ©gler les diffĂ©rents entre citoyens et police, mais ces affaires reprĂ©sentent moins de 10% des missions contradictoires, l’exemple de la lutte antidrogue L’économie des stupĂ©fiants reprĂ©sente une part croissante du paysage Ă©conomique français, si importante que l’INSEE a dĂ©cidĂ© en 2018 de l’introduire dans le calcul du PIB. Le chiffre d’affaires des stupĂ©fiants s’élĂšve Ă  2 milliards d’euros en 2018. Le nombre de consommateurs quotidiens est Ă©galement en augmentation constante +150000 usagers quotidiens entre 2010 et 2014. L’économiste Christian Benlahda est parvenu Ă  estimer le nombre de salariĂ©s ». Il estime que 236000 personnes sont impliquĂ©es Ă  l’échelle nationale 1096 tĂȘtes de rĂ©seau, 132649 revendeurs, et les petites mains comme les nourrices », guetteurs », etc
.Pour rappel, la campagne prĂ©sidentielle de 2017 a Ă©tĂ© marquĂ©e par la visite d’une usine du groupe Whirpool par les deux candidats prĂ©sents au 2nd tour. Il Ă©tait question de 280 emplois menacĂ©s. L’industrie de la drogue reprĂ©sente 842 usines Whirpool rĂ©parties dans toute la France et emploie les mĂȘmes catĂ©gories de personnes. On voit ici l’intĂ©rĂȘt Ă©conomique de ce commerce qui, mĂȘme illĂ©gal, ne peut ĂȘtre menacĂ© par les pouvoirs publics car il permet la survie d’une part considĂ©rable de la population française. Plusieurs articles mettent en Ă©vidence la nĂ©cessitĂ© pour les policiers de mĂ©nager leurs efforts en matiĂšre de lutte contre le trafic de stupĂ©fiants dans certaines villes. Vous les retrouverez en nouvelle doctrine de maintien de l’ordre en France L’instrumentalisation du mouvement des Gilets jaunes » s’opĂšre dĂšs les premiĂšres manifestations. L’Etat tente de le prĂ©senter comme un mouvement dĂ©lictuel, axĂ© autour de la destruction des biens publics et privĂ©s sans revendications politiques rĂ©elles, juste une volontĂ© de chaos. Aussi un but pĂ©cunier avec les pillages qui sont systĂ©matiquement mis en avant. Christophe Castaner, Ă  l’époque ministre de l’intĂ©rieur, dĂ©clare Demain je le dis, ceux qui viennent manifester dans les villes oĂč il y a de la casse qui est annoncĂ©e savent qu’ils seront complices de ces manifestations-lĂ . »Le terme casseur » est devenu un Ă©lĂ©ment de langage incontournable du gouvernement d’Emmanuel Macron. On le retrouve dans la premiĂšre phrase du nouveau schĂ©ma national de maintien de l’ordre SNMO, publiĂ© le 16 septembre 2020 par le ministĂšre de l’intĂ©rieur, sous l’autoritĂ© de Gerald Darmanin. L’infiltration plus systĂ©matique de casseurs au sein des cortĂšges a conduit les forces Ă  adapter leur doctrine de gestion des manifestations. [
] » Dans l’introduction du document, on retrouve des rĂ©fĂ©rences Ă  des mouvements de contestation rĂ©volutionnaires ou sĂ©ditieux, qui s’opĂšrent autour de la volontĂ© de provoquer un maximum de dĂ©gĂąts ou de dĂ©sordre. » Ce SNMO vise Ă  fluidifier l’action des policiers qui interviennent en maintien de l’ordre MO sans toutefois y trouver de nouvelles mesures. C’est plus un rĂ©sumĂ© du droit du MO. Il regroupe des mesures plus ou moins rĂ©centes par exemple l’interdiction ponctuelle du port d’objets pouvant constituer une arme 123-75 en vertu duquel les policiers confisquent rĂ©guliĂšrement des protections, etc
On y retrouve l’organisation de la chaine de commandement en MO le prĂ©fet de police est Responsable de l’Ordre Public ROP et fixe les grandes orientations pour le service d’ordre. Le directeur du service d’ordre DSO, gĂ©nĂ©ralement le chef territorial de la police, assure la direction des opĂ©rations de MO. Il peut diriger depuis son centre opĂ©rationnel ou sur place. Le DSO peut dĂ©signer plusieurs chefs de secteur opĂ©rationnel CSO. Ils disposent d’une marge d’initiative tactique en s’appuyant sur les forces engagĂ©es. Ils fixent au commandant de la force publique CFP la mission et les objectifs affĂ©rents. Le CFP opĂšre dans le cadre des objectifs et limites fixĂ©es par DSO/CSO. Enfin, le DSO/CSO dĂ©cide, hors cas de lĂ©gitime dĂ©fense, de l’emploi de la force et de l’usage des voit que la chaine de commandement est trĂšs fragmentĂ©e. Les dĂ©cisions sont prises Ă  partir de l’échelon DSO/CSO. Les unitĂ©s de terrain, encadrĂ©es par le CFP ne disposent que de trĂšs peu d’initiative. Les policiers opĂšrent Ă  l’aveugle » devant se fier aux ordres et ne disposant pas d’une vue d’ensemble du dispositif leur permettant d’évaluer correctement leur chaine de commandement en maintien de l’ordre Dans mon entretien avec [///////], j’ai abordĂ© la question de la chaine de commandement en MO. Il en ressort que l’intervention en MO est trĂšs supervisĂ©e par la hiĂ©rarchie, le policier n’est pas vraiment libre d’intervenir Ă  Ă©chelle individuelle. [///////] Les policiers n’ont pas vraiment de libertĂ© d’action en manifestation. Les consignes qui sont donnĂ©es ce sont souvent des rĂ©quisitions qui permettent dĂ©jĂ  de fouiller les manifestants, de les contrĂŽler aux abords des rues, de procĂ©der Ă  des filtrages. Ensuite des consignes de verbalisations participation Ă  un attroupement, si toutefois ils sont porteurs d’un Ă©lĂ©ment de flagrance. Aujourd’hui on peut Ă©galement les verbaliser en raison de l’Etat d’urgence sanitaire. Ensuite, quand il y a un ordre de dispersion quand le prĂ©fet a Ă©mis un arrĂȘtĂ© d’interdiction, alors ils rĂ©alisent les 3 sommations avant la dispersion par la force. Ils ont une libertĂ© d’action dans le cadre des ordres qui leurs sont donnĂ©s mais quand on leur donne l’ordre d’engager la force publique ils doivent le faire. Donc on a les gaz lacrymogĂšnes, les coups de matraque etc
 En revanche tout ce qui est LBD, Taser etc
 en principe c’est uniquement en cas de lĂ©gitime dĂ©fense, donc un peu plus compliquĂ© mais de toutes façons les enquĂȘtes judiciaires n’aboutissent pas. Pour finir je retiendrais un sentiment d’impunitĂ©, une forme d’anarchie dans l’utilisation des moyens rĂ©pressifs. »La loi sĂ©curitĂ© globale » et la privatisation de la sĂ©curitĂ© publique La loi sur la sĂ©curitĂ© globale a Ă©tĂ© adoptĂ©e le 15 avril 2021. Cette s’inscrit dans une logique de privatisation de la police dĂ©jĂ  en place depuis plusieurs annĂ©es. En effet, de nombreuses dispositions viennent renforcer les pouvoirs des polices municipales et des agents de sĂ©curitĂ© privĂ©e, en leur confiant des prĂ©rogatives jusqu’alors rĂ©servĂ©es aux forces de police nationale et de gendarmerie. L’idĂ©e directrice est de faire assumer aux acteurs privĂ©s le coĂ»t de leur propre sĂ©curitĂ©. La police servirait uniquement aux affaires criminelles narcotrafic, homicides, et justement MO et non plus Ă  la sĂ©curitĂ© publique SP.C’est l’objet de ma derniĂšre question Ă  [///////] qui rĂ©pond Il se trouve que depuis la RGPP RĂ©forme GĂ©nĂ©rale des Politiques Publiques sous Nicolas Sarkozy, les moyens de SP ont Ă©tĂ© mutualisĂ©s. Ils ont regroupĂ© les commissariats, crĂ©e des districts etc
 pour Ă©conomiser des moyens, et finalement la police nationale ne s’intĂ©resse plus Ă  la SP. Aujourd’hui la SP, ce qu’on appelle les commissariats, vont ĂȘtre relĂ©guĂ©s Ă  la police municipale et aux entreprises de sĂ©curitĂ© privĂ©e. A Disney par exemple, les agents de sĂ©curitĂ© sont armĂ©s depuis la vague d’attentats. La police va devenir une police fĂ©dĂ©rale d’ailleurs la DGSI c’est ce qu’on appelle le FBI Ă  la française » donc on a toujours eu ce complexe d’infĂ©rioritĂ© par rapport aux amĂ©ricains. Ils le gouvernement vont garder le MO, l’intervention c’est-Ă -dire le GIGN, RAID etc
, le renseignement et la police judiciaire narcotrafic, enquĂȘtes criminelles nationales etc
 c’est-Ă -dire le comme le FBI. Effectivement la SP, en tout cas pour ce qui est de la police, n’intĂ©resse plus le ministĂšre de l’intĂ©rieur. »Bibliographie - SchĂ©ma national de maintien de l’ordre Bugnon, Le constat mĂ©dical comme outil de visibilisation et dĂ©nonciation des violences policiĂšres ? » Alexandre Langlois, L’ennemi de l’IntĂ©rieur, dĂ©rives et dysfonctionnements de la police nationale »- Noam Anouar, La France doit savoir »- Rapport de l’inspection gĂ©nĂ©rale de l’administration, Rapport sur l’enregistrement des plaintes par les forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure » Le Monde, La police des polices au coeur d’un scandale judiciaire » Retouche de la lettre du prĂ©fet Grimaud Le Figaro, Banlieue, la lutte antidrogue affecte le paiement des loyers »

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